Aujourd’hui le 28 avril est le Jour de deuil, une journée de commémoration en mémoire des personnes blessées ou décédées au travail.

En 2025, uniquement sur les chantiers de construction du Québec, 73 travailleuses et travailleurs ont perdu la vie. Cette année encore, nous sommes l’industrie la plus touchée.

Rappelons-nous que la prévention est une responsabilité collective, et que les décisions politiques ont des conséquences directes sur le terrain. Réduire la présence des représentants en santé et sécurité, c’est affaiblir un des rares mécanismes capables d’identifier les risques avant qu’un accident survienne.


Journée de commémoration : l’Alliance syndicale alerte sur la sécurité dans la construction

Montréal, le 28 avril 2026 – En cette Journée de commémoration des personnes décédées ou blessées au travail, l’Alliance syndicale de la construction – regroupant les cinq syndicats de l’industrie – rend hommage à la mémoire des 73 travailleurs et travailleuses de la construction ayant perdu la vie l’an dernier à la suite d’un accident ou d’une maladie professionnelle au Québec. 

 
Pour les dirigeants syndicaux, cette hausse de cinq décès par rapport à 2024 est une preuve de plus qu’il faut redoubler d’efforts en matière de prévention en santé et sécurité – l’industrie de la construction représentant, à elle seule, près de 30 % de tous les décès liés au travail dans la province. 

Projet de loi 27 : un recul majeur en prévention 

Cette commémoration s’inscrit dans un contexte politique particulièrement préoccupant cette année, avec le dépôt du projet de loi 27 modifiant diverses dispositions concernant les décrets de convention collective et l’industrie de la construction par le gouvernement du Québec. 

Alors que la construction continue de porter le triste titre d’industrie la plus meurtrière de la province, le projet de loi 27 prévoit une diminution importante du nombre de représentant·es en santé et sécurité (RSS) à temps plein sur les chantiers – les RSS étant entre autres chargé·es de porter la voix des travailleurs et travailleuses en matière de santé et sécurité et de faire respecter les règles auprès des entrepreneurs. 

Pour les dirigeants de l’Alliance syndicale, enlever un mécanisme de prévention autant central est un recul majeur aussi intolérable qu’inquiétant pour la vie des travailleurs et des travailleuses. Le gouvernement doit revenir en arrière et proposer les amendements nécessaires à son projet de loi pour resserrer les règles, et non pas donner carte blanche aux employeurs pour les contourner. Sans les RSS à temps plein, les chantiers continueront de coûter la vie à trop de travailleurs et travailleuses, insistent-ils. 

Les cinq associations syndicales manifesteront ce mardi 28 avril devant les bureaux de la CNESST, à Montréal. Le point de ralliement sera au Complexe Desjardins. 


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