Attirer davantage de femmes dans la construction, c’est essentiel. Mais encore faut-il leur permettre d’y faire carrière sans être pénalisées lorsqu’elles deviennent mères.
Le 3 septembre dernier, la Cour d’appel fédérale a reconnu que certaines dispositions de la Loi sur l’assurance-emploi sont discriminatoires envers les femmes qui perdent leur emploi peu avant, pendant ou après un congé de maternité ou un congé parental.
Cette décision représente une victoire importante pour les droits des travailleuses. Elle est le résultat d’une bataille judiciaire menée depuis 2018 par six mères, avec l’appui du Mouvement Action-Chômage de Montréal.
Une réalité qui touche les travailleuses de la construction
Dans notre industrie, l’emploi suit le rythme des chantiers : leur achèvement ou un ralentissement des activités peut entraîner une mise à pied et obliger les travailleuses à changer d’employeur.
Imaginez une charpentière-menuisière qui revient d’un congé de maternité et dont l’employeur n’a plus de travail à lui offrir. Après avoir reçu des prestations de maternité ou parentales, elle pourrait ne pas avoir accès aux prestations régulières d’assurance-emploi auxquelles elle aurait autrement pu être admissible.
Une travailleuse ne devrait pas perdre sa protection, son chômage, simplement parce qu’elle a eu un enfant.
Alors qu’on cherche à attirer et à retenir davantage de femmes dans la construction, il est essentiel que les programmes sociaux tiennent compte de leur réalité en leur fournissant une sécurité financière à chaque étape de leur parcours professionnel.
La CSD Construction appuie la mobilisation
Le gouvernement fédéral pourrait demander l’autorisation de porter la décision devant la Cour suprême du Canada.
La CSD Construction joint donc sa voix à celle des organisations comme Mouvement Action Chômage qui demandent au gouvernement de respecter le jugement et de modifier la loi afin de mettre fin à cette discrimination.
Une campagne de lettres est en cours pour demander au gouvernement fédéral de ne pas contester la décision et d’apporter les changements nécessaires à la Loi sur l’assurance-emploi. Nous invitons nos membres, hommes et femmes, à participer à cette mobilisation. Parce que défendre l’égalité des travailleuses, c’est aussi défendre une industrie plus juste pour tout le monde.
Nous invitons nos membres à faire entendre leur voix d’ici le 30 octobre:
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